Le Président Nkurunziza a visité le Port de Mombasa
vendredi 3 avril 2009 par Jean Ikoraneza
Mombasa, 2 avril 2009 (burundi-gov.bi) : Au deuxième jour de sa visite de travail au Kenya, une journée particulièrement chargée, le chef de l’Etat burundais Son Excellence Pierre Nkurunziza a visité le grand Port de Mombasa situé au bord de l’océan indien, à 500 km à l’est de Nairobi la capitale.
Il a en outre visité l’entreprise de distribution des carburants, ‘Kenya Pipeline’, l’usine de fabrication du ciment ‘Bamburi Cement’, ainsi que l’usine de fabrication de tôles ‘MRM’-Mabati Rolling Mills Ltd, à un endroit dit Mariakani, à une trentaine de kilomètres du centre ville.
Fondé en 1978, le Port de Mombasa est le plus grand port de la côte orientale d’Afrique, avec une capacité de tonnage d’environ 20 millions de tonnes. C’est aussi une destination touristique qui attire des visiteurs qui arrivent par milliers en provenance de tous les coins du monde.
Le Président Nkurunziza a souligné que « le Port de Mombasa est le cœur de nos faibles économies ». « Si jamais malheur arrivait à ce Port, le Burundi en pâtirait », a-t-il observé.
De très gros cargos déchargés au large de l’océan sont en effet acheminés dans plusieurs pays d’Afrique de l’est et du centre, surtout ceux de la Communauté est africaine (CEA), dont le Burundi est désormais membre.
Une grande partie des importations du Burundi passe par Mombasa. L’adhésion du Burundi au sein de la CEA, et l’intégration douanière en perspective pour les pays membres, va donc profiter aux hommes d’affaires d’un Burundi enclavé.
C’est dans cette optique que le Président Nkurunziza s’est fait accompagner d’hommes d’affaires burundais pour négocier des contrats d’investissement avec leurs collègues kenyans.
L’entreprise de stockage et de distribution des carburants, ‘Kenya Pipeline’ dispose quant à elle des pipelines qui arrivent jusqu’à Eldoret, à environ 500 km au nord de Nairobi, non loin de la frontière avec l’Ouganda voisine (environ 120 km).
Les pays de la CEA ont déjà envisagé un projet d’une très grande envergure en vue de l’extension de ces pipelines jusqu’à Bujumbura, via Kampala et Kigali. « La construction vers Kampala va bientôt commencer », a assuré le ministre kenyan de l’énergie, Kiraitu Murungi, sans plus de précisions.
L’usine de fabrication du ciment, ‘Bamburi Cement’, qui approvisionne le Burundi en grandes quantités, est une entreprise gérée par la Compagnie française ‘Lafarge’. Elle opère dans 78 pays et dispose de 2000 sites industriels à travers le monde, avec un personnel estimé à 90000.
Cette usine a une capacité de production de 1,1 millions de tonnes par an, contre 1,5 millions pour l’usine-sœur de Nairobi. La société est aussi présente en Ouganda et emploie plus de 3000 personnes dans ces deux pays.
Le chef de l’Etat burundais a bouclé sa tournée en se rendant à l’usine de fabrication de tôles ‘MRM’-Mabati Rolling Mills Ltd. Gérée par des Indiens, l’usine tire ses matières premières d’Afrique du Sud, de l’Inde et du Japon. Ses principaux clients sont l’Afrique, dont le Burundi, l’Amérique latine et l’Asie.
A chaque endroit visité, le Président Nkurunziza a planté « un arbre commémoratif », une sorte d’empreinte qui marquera à jamais son passage dans cette région.
Jean Ikoraneza
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