Burundi Information

BURUNDI-CORRUPTION

jeudi 16 décembre 2010 par Jean Ikoraneza

Tirs croisés des forces vives de la Nation en faveur de la tolérance 0 de la corruption

Au moment où la société civile burundaise se ligue contre la corruption pendant cette semaine, c’est en véritable général d’armée galvanisant ses troupes à la veille d’un combat offensif contre un ennemi de taille, la corruption, qu’on a vu le Président NKURUNZIZA mesurer la gravité du moment vendredi dernier à Makamba lors d’une rencontre avec les hauts Cadres de l’État. Le parterre de près de trois cents fonctionnaires ont souvent retenu leur souffle, certains se sentant interpellés personnellement comme étant le fonctionnaire véreux par qui le scandale national est arrivé, désormais décrié par la communauté internationale

Tel un apôtre exhortant ses ouailles avant que l’irréparable n’arrive, Pierre NKURUNZIZA donnait l’impression qu’il sera entendu, tellement il prêchait avec optimisme et confiance. Même les quelques fonctionnaires au cœur de rocher, pourraient revenir à la raison.

Dans tous les cas, le Président NKURUNZIZA a longuement martelé ses conseils à l’endroit de tous ces fonctionnaires, aux différentes sensibilités, dont plusieurs parlementaires et ministres faisant la différence avec les autres orateurs du jour au niveau de l’économie du temps. Le contraste a réussi. En effet, il faut que nul n’ignore, particulièrement les fonctionnaires, que la corruption et les malversations feront « tomber des têtes » si certains ne reviennent pas à des comportements dignes. Qui aime bien châtie bien, dit-on.

Le Ministre à la présidence chargé de la bonne gouvernance, Monsieur GAHIMBARE Jean-Baptiste, qui semblait être aux anges suite à la réussite de cette rencontre, a confié en aparté que le Président NKURUNZIZA avait tenu à exhorter personnellement les fonctionnaires à vive voix, les yeux dans les yeux, pour les mettre en garde, les conseiller et même les supplier émotionnellement pour que les brebis égarées retrouvent le chemin de la droiture et de l’honnêteté.

Le Président NKURUNZIZA confiant dans le changement.

Dans son discours de circonstance à Makamba, le Président NKURUNZIZA a assuré que le changement est possible, qu’il n’ya point de fatalité insistant sur le fait que le Burundi a encore des fils et filles déterminés à le servir, et ce en faisant preuve de conscience professionnelle dans l’accomplissement de leur mission. Il a invité les autres à leur emboiter le pas, prévenant les uns et les autres que le combat est dur mais d’honneur. Il a demandé aux participants de partir convaincus de la victoire et de l’entier et ferme soutien du Président de la République et que le succès est un capital pour les générations présentes et futures. Dans la perspective de responsabilisation de toute la société, le Président NKURUNZIZA a relevé quelques pratiques qui pourraient servir d’exemples. Il s’agit notamment de :

a.Payer régulièrement et entièrement les redevances de l’État ; b.Lutter avec la plus grande énergie contre l’enregistrement et le payement des fonctionnaires fictifs ; c.Respecter les volumes horaires de service et travailler effectivement au lieu de feindre de travailler sous prétexte que l’État feint de payer ; d.Accomplir du bon travail en un temps record, en adoptant le dynamisme au travail avec obligation des résultats rapides et tangibles ; e.Rompre avec les survivances du passé et les mauvais habitudes en adoptant le culte de la grandeur d’âme au lieu de prendre appui sur des proverbes d’un autre temps comme : »IMPENE IRISHA AHO IZIRITSE » ou bien « KIRIBWA INDYA, NTIKIRIBWA IVU » ; f.Cultiver la conscience professionnelle pour se donner entièrement au travail et ne pas céder facilement au réflexes des grèves ; g.Planifier les activités pour en permettre l’évaluation ; h.Travailler de façon à sentir la conscience tranquille relativement aux actes posés ; i.Mettre en avant la paix et la sécurité partout, même au travail ; j. Faire preuve de l’esprit d’initiative et de créativité au travail ; k.Prendre partout comme guide l’esprit patriotique.

Le Président NKURUNZIZA a enfin donner des orientations aux autorités concernées pour que l’année 2011 marque un nouveau départ. Il s’agit : • De prendre, chacun à son niveau, des sanctions administratives qui s’imposent en cas de manquement avéré et vérifié d’un agent ; •De revoir la législation dans l’objectif de responsabiliser davantage les conseils d’administration de toutes les entreprises étatiques et paraétatiques ; •De revoir la législation en vigueur en matière de prévention et de répression contre la corruption et les infractions connexes afin de lever toutes les lacunes observées ; •De mettre en place au sein de chaque administration, des mécanismes pour veiller au respect de procédures de bonne gouvernance ; • D’accélérer les réformes en cours pour améliorer la transparence dans la collecte des recettes fiscales et douanières.

Soutien des États- Unis d’Amériques.

C’est Madame l’Ambassadrice des États-Unis d’Amérique qui s’est rendue à Makamba pour prononcer une allocution de soutien aux actions du gouvernement NKURUNZIZA dans la tolérance 0 de la corruption. En plus, les États-Unis ont appuyé financièrement l’organisation de la journée à travers son agence USAID. Cette diplomate a révélé que USAID va continuer à appuyer la vulgarisation d’un code d’éthique et de déontologie qui énonce les normes de comportement attendu des cadres et agents publics. Ce code en français et en kirundi sera affiché dans tous les ministères d’une façon bien visible pour les fonctionnaires et les demandeurs de services publics.

Selon l’Ambassadrice, le succès de la campagne de responsabilisation de l’Administration Publique représente un enjeu vital pour l’avenir du Burundi. Pour alléger la pauvreté, le Burundi a impérativement besoin d’une croissance économique rapide et de grande envergure. Étant donné le taux élevé de croissance démographique (de l’ordre de 3.2% par an), le Produit Intérieur Brut devra connaitre une croissance de l’ordre de 15% par an tout au long des cinq prochaines années, en vue de briser le cycle de pauvreté a-t-elle insisté. L’aide extérieure, elle seule, est insuffisante. Plutôt, le Burundi a besoin de l’investissement privé, et spécialement de larges infusions provenant de l’investissement privé étranger a-t-elle précisé.

Dans l’optique d’attirer et de retenir les investisseurs privés étrangers de bonne réputation profitables, le Burundi a besoin de mettre en place et de faire respecter un environnement favorable au « Doing Business », c’est-à-dire favorable à la bonne conduite des affaires a-t-elle expliqué. Par-dessus tout, il est important que l’État de droit et le respect aux contrats liant le gouvernement et les investisseurs étrangers soient minutieusement observés par les officiels et les agences du Gouvernement. Dans cette perspective, le gouvernement des États-Unis salue et appuie les mesures en train d’être prise par le gouvernement Burundais pour améliorer l’environnement du « Doing- Business » au Burundi a-t-elle ajouté.

N.J


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