Burundi Information

Histoire

jeudi 1er janvier 2004 par Webmaster

Des traces d’occupation humaine vieilles de 10 000 ans ont été mises au jour au bord du lac Tanganyika. Il semble que les Pygmées occupaient déjà le pays à l’arrivée des agriculteurs Bantous au premier millénaire auquel correspondent les premiers vestiges de métallurgie du fer. Les pasteurs Tutsi s’installent dans la région longtemps après, en imposant un système féodal, dans lequel ils dominent politiquement les Hutu, comme au Rwanda voisin. Ils instaurent ainsi un système de castes et de clientèle fondé sur la possession du bétail. Cette société féodale est dirigée par un roi, le mwami, mais les structures politiques et sociales ne sont pas aussi rigides qu’au Rwanda. Le mwami ne dispose pas d’un pouvoir absolu et les divers clans royaux, intriguent pour le contrôle du pouvoir.

Colonisation

Le Burundi est colonisé par l’Allemagne dans les années 1880 sous son appellation locale d’Urundi, puis intégré à l’Afrique orientale allemande, avec le Rwanda. Les troupes belges du Congo s’emparent des deux petits pays au cours de la Première Guerre mondiale avec l’aide des Britanniques et constituent le territoire du Ruanda-Urundi avec Usumbura (aujourd’hui Bujumbura) comme capitale. Placé sous mandat belge par la Société des Nations (SDN) en 1923, le Ruanda-Urundi est maintenu sous tutelle belge par l’Organisation des Nations unies (ONU) après la Seconde Guerre mondiale. Le colonisateur belge a mis en place, dès 1925, un régime d’indirect rule favorisant l’aristocratie tutsi (voir Colonisation). Il institutionnalise également le clivage entre les deux communautés, l’origine ethnique devenant l’un des critères d’identification administrative des personnes.

De la monarchie à la république militaire

Le 1er juillet 1962, le Burundi accède à l’indépendance et devient une monarchie constitutionnelle, membre des Nations unies. Cette indépendance se réalise sous des auspices défavorables. En octobre 1961, l’assassinat du prince héritier Rwagasore, suivi de celui du Premier ministre (hutu) Pierre NGendandunwe, marque le début de l’instabilité politique, durant laquelle des militaires Tutsi se succèdent au pouvoir par voie de coups d’État, et l’armée procède par des massacres - génocide répétitifs (1965, 1969, 1972, 1988, 1991, 1993 à nos jours) pour mâter toute sorte de réclamation de plus de justice sociale et de liberté. Ces massacres ont visé les Hutu, mais aussi des Tutsi et des Ganwa (famille royale) ne partageant pas avec eux les mêmes idées ou soupconnés d’en vouloir à leur pouvoir. Ainsi, par exemple, le génocide des Hutu de 1972 a emporté le dernier roi Ntare V, tandis que le putsch sanglant de 1993 a coûté sauvagement la vie au 2ème Vice-Président de l’assemblée nationale Gilles Bimazubute, qui pourtant selon la constitution devait occuper le fauteuil présidentiel pour diriger la transition àprès l’assassinat des Présidents de la République et de l’Assemblée Nationale.


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